Christian Dior // Les allures Dior : Versailles et J'adore

Exposition DIOR

J’ai découvert l’exposition sur Christian Dior au musée des arts décoratifs, et j’en suis ressortie avec des paillettes plein les yeux… Bien évidemment, j’ai pris plein de photos pour vous partager un univers plein de raffinement, et pour ceux qui n’ont pas eu le temps de tout lire face à cette affluence constante, je vous conseille de jeter un œil sous les photos^^ // I discovered the exhibition on Christian Dior at the Museum of Decorative Arts, and I left with glittering eyes … Of course, I took lots of photos to share a universe full of refinement, and for those who have not had time to read everything in front of this constant affluence, I advise you to take a look under the photos ^^

1/ COLORAMA

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🇫🇷 « Une touche de couleur peut suffire à modifier votre apparence : un foulard émeraude, une robe rouge vif, une étole d’une jaune éclatant, des gants bleu roi. »
Cette fresque d’objets montre la permanence d’une vision de mode globale. Les tonalités dominantes sont représentées par des robes accompagnées de miniatures de modèle originaux, conçues les ateliers de hautes couture dans un souci d’exactitude jusque dans les moindres détails.

🇺🇸 « A touch of color can be enough to change your appearance: an emerald scarf, a bright red dress, a yellow stole, gloves royal blue. »
This fresco of objects (see photo in slide show) shows the permanence of a global fashion vision. The dominant tones are represented by dresses accompanied by original miniature models, designed haute couture workshops for the sake of accuracy down to the smallest detail.

 

2/ PARIS C’EST LA COUTURE… PARIS IS THE COUTURE …

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🇫🇷 La couture ne peut s’éclore qu’à Paris car, depuis le 18° siècle, c’est la capitale du luxe et de la mode. Christian Dior découvre Paris lorsque sa famille s’y installe en 1910. Jeune homme, il habite un temps quai Malaquais, puis emménage dans son enfance boulevard Jules- Sandeau. Paris et la figue légendaire de la Parisienne sont des sources inépuisable d’inspiration. L’architecture de la capitale se reflète dans la construction des vêtements et dans le cadre privilégié de maintes photographies mettant en scène les créations de la maison. Les robes de cocktails sont celles qui expriment le mieux l’esprit de Paris et ce moment d’élégance entre le jour et le soir. Dans les défilés, ces robes courtes mais déjà habillées précèdent les « robe du petit soir », selon un ordre établi par Christian Dior en souvenir d’un élégence réglée autrefois selon les horaires de la journée.

🇺🇸 Sewing can only be used in Paris because, since the 18th century, it is the capital of luxury and fashion. Christian Dior discovers Paris when his family settles there in 1910. Young man, he lives in a Quai Malaquais time, then moves in his childhood boulevard Jules-Sandeau. Paris and the legendary fig of La Parisienne are inexhaustible sources of inspiration. The architecture of the capital is reflected in the construction of clothing and in the privileged setting of many photographs featuring the creations of the house. The cocktail dresses are the ones that best express the spirit of Paris and this moment of elegance between day and evening. In the parades, these short but already dressed dresses precede the « dress of the little evening », according to an order established by Christian Dior in memory of an elegance set formerly according to the schedules of the day.

 

3/ UN UNIVERS LARGE…A WIDE UNIVERSE

Galerie robes raffinées avec une touche d’exentrique

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4/ Les Jardins Dior… The Dior Gardens

« Le parfum est le finishing touch d’une robe » // « The perfume is the finishing touch of a dress »      (Christian Dior)

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🇫🇷 « Après la femme, les fleurs sont les créations les plus divines » (Christian Dior). La nature et les fleurs ont toujours eu pour Christian Dior le parfum nostalgique du jardin qui a protégé son enfance. Outre les contes de Perrault, ses lectures favorites sont alors les catalogues d’horticulture Vilmorin-Andrieux. Le jardin familial de Grandville, dominant la mer et les îles Chausey, avait été créé par sa mère madeleine comme un défi joyeux à un environnement inhospitalier de falaises rocailleuses battues par le vent. Jeune homme, Christian Dior y ajoute une pergola, refuge protégé des intempéries.
Devenu couturier, les fleurs lui offrent la vision même de son New Look et de sa femme-fleur, dont l’ample jupe en corolle s’oppose à un buste étroit en calice. Dès lors, le style Dior sera fleuri, que ce soit en robe à semis ou boquets, en broderie de fleurs des champs ou en drapés en forme de rose comme le modèle Opéra Bouffe. A l’instar des peintres impressionnistes qui installaient leurs chevalets en pleine nature, c’est au milieu de son jardin et entourés de fleurs que Christian Dior dessine ses collections.

🇺🇸 « After the woman, flowers are the most divine creations » (Christian Dior). Nature and flowers have always had for Christian Dior the nostalgic scent of the garden that has protected his childhood. In addition to the tales of Perrault, his favorite readings are the Vilmorin-Andrieux horticultural catalogs. Grandville’s family garden, overlooking the sea and the Chausey Islands, was created by his mother madeleine as a joyful challenge to an inhospitable environment of rocky cliffs battered by the wind. Young man Christian Dior adds a pergola, refuge protected from bad weather.
Became a fashion designer, the flowers offer him the very vision of his New Look and his flower-woman, whose ample skirt in corolla opposes a narrow bust in chalice. From then on, the Dior style will be bloomed, whether it is in a dress with sowing or boquets, in embroidery of flowers of the fields or in drapes in the shape of pink like the model Opera Bouffe. Like Impressionist painters who set up their easels in nature, it is in the middle of his garden and surrounded by flowers that Christian Dior draws his collections.

 

5/ Le New Look

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🇫🇷 En 1947, pour sa première collection haute couture, Christian Dior dévoile une vision révolutionnaire qui va radicalement redéfinir l’allure trop masculine des femmes de l’après-guerre. A l’issue du défilé Carmel Snow, rédactrice en chef de Harper’s Bazaar, s’exclame : « Dear Christian, your dresses have such a New Look!« . L’expression New Look reste dès lors attachée à cette collection par deux silhouettes dominantes, en Corolle et En 8. La première se compose de jupes amples comme une corolle et de jupes étroite aux hanches accentuées. Toutes les deux ont des bustes épanouis, des tailles fines comme des lianes, des épaules douces, et des hanches sculptées. Modèle phare du New Look, le tailleur Bar s’impose comme le manifeste de cette mode nouvelle célébrant la femme-fleur tout en courbes. le nom de cette de ensemble fait référence au Bar du Plaza Athénée, palace voisin de la maison Dior et passage obligé des élégantes.
Le tailleur Bar est un véritable monument qui s’impose au monde de la mode en 1947 et traverse le temps, restant aujourd’hui encore une icône de l’histoire de la couture.

🇺🇸 In 1947, for his first haute couture collection, Christian Dior unveiled a revolutionary vision that radically redefined the all-male look of post-war women. At the end of the parade Carmel Snow, editor-in-chief of Harper’s Bazaar, exclaims: « Dear Christian, your dresses have such a New Look! ». The expression New Look remains attached to this collection by two dominant silhouettes, Corolla and In 8. The first consists of wide skirts like a corolla and narrow skirts with accentuated hips. Both have flourishing busts, slender waistlines like creepers, soft shoulders, and sculptured hips. A flagship model of the New Look, the Bar tailor stands out as the manifesto of this new fashion celebrating the woman-flower curvaceous. the name of this ensemble refers to the Plaza Athénée Bar, the palace next door to the Dior house and the obligatory passage for the elegant ladies.
The Bar tailor is a real monument to the world of fashion in 1947 and crosses the time, still remaining an icon of the history of couture.

 

6/ Yves Saint Laurent

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🇫🇷 Yves Saint Laurent est entré chez Dior comme assistant de Christian Dior en juin 1955. Après la disparition soudaine du couturier en octobre 1957, Saint Laurent lui succède. Le 30 janvier 1958, le jeune couturier de 21 ans rencontre un vif succès avec sa première collection. Sa ligne trapèze, avec sa coupe élargie à la taille et aux hanches, libère le corps et annonce l’esprit d’émancipation des années soixante. Il y exprime son époque, l’esprit désabusé de sa génération décrite par Françoise Sagan dans Bonjour Tristesse, la modernité de Saint-Germain-des-Prés et la folie du jazz. En juillet 1959, pour sa quatrième collection chez Dior, avec ses robes baptisées Lolita, Zazie ou Motard, le couturier précise ses sources d’inspiration puisées dans la rue ou dans les films de la Nouvelle Vague. Désigné par la presse comme la collection Beatnik, celle de l’automne-hiver 1960 ose d’avantage. La magazine Elle décrit les modèles comme « anti-conventionnels, téméraires, excessifs, jeunes ». Dans le Vogue américain, Jessica Daves désapprouve ce style jugé « d’avant-garde », avec ses chapeaux ressemblant à des bonnets de ski. L’ensemble Chicago résume l’aspect précurseur de cette collection inspirée par la tenue des « blousons noirs » français et la figure du motard américain, immortalisée par Marlon Brando dans l’Équipée sauvage. La veste de cet ensemble est au coeur d’une controverse autour du statut agressif du cuir noir, emblématique de la marginalité masculine.

🇺🇸 Yves Saint Laurent joined Dior as assistant to Christian Dior in June 1955. After the sudden disappearance of the couturier in October 1957, Saint Laurent succeeded him. On January 30, 1958, the 21-year-old fashion designer met with great success with his first collection. Its trapeze line, with its cut at the waist and hips, frees the body and announces the spirit of emancipation of the sixties. He expresses his era, the disillusioned spirit of his generation described by Françoise Sagan in Bonjour Tristesse, the modernity of Saint-Germain-des-Prés and the madness of jazz. In July 1959, for his fourth collection at Dior, with his dresses called Lolita, Zazie or Motard, the designer specifies his sources of inspiration drawn from the street or in the films of the New Wave. Designated by the press as the Beatnik collection, that of the autumn-winter 1960 dares more. Elle magazine describes the models as « anti-conventional, reckless, excessive, young ». In American Vogue, Jessica Daves disapproves of this style considered « avant-garde », with its hats resembling ski hats. The Chicago set summarizes the pioneering aspect of this collection inspired by the holding of the French « black jackets » and the figure of the American biker, immortalized by Marlon Brando in the Wild Team. The jacket of this set is at the heart of a controversy around the aggressive status of black leather, emblematic of male marginality.

 

7/ Marc Bohan

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 🇫🇷 Dessinateur chez Jean Patou, puis assistant modéliste de Robert Piguet, Marc Bohan devient en 1958 directeur artistique de la filiale Dior de Londres. Nommé à la direction artistique de la maison mère en octobre 1960, il lanse sa première collection et le slim look, inspiré des ingénues et notamment de sa fille Marie-Anne et de la soeur cadette de Dior. Le slim look, qui cite les années folles, est accueilli avec enthousiasme, en particulier par Elisabeth Taylor qui choisit douze robes. Ce style juvénile renvoie à l’atmosphère du Swinging London, dont le couturier a été témoin à Londres. Marc Bohan donne une interprétation très couture de la minijupe, qui mêle les influences pop, folklorique et psychédélique. Au début des années 1980, il développe un style masculin-féminin dans des tailleurs structurés à paddings, tailles marquées et jupes étroites.
Marc Bohan recherche l’équilibre, l’harmonie des proportions préférant une palette de tonalité sobre en noir, gris, et blanc. Après avoir habillée la princesse Grace de Monaco, Bohan est le couturier favori de sa fille Caroline. Au fil des collections qu’il dessine pour Dior pendant vingt-neuf ans, Bohan s’attache à inscrire la séduction féminine dans l’esprit du temps, sans excès, avec une science de la coupe qui laisse parler harmonieusement les tissus et les couleurs.

🇺🇸 Draftsman at Jean Patou, then assistant model designer Robert Piguet, Marc Bohan becomes in 1958 artistic director of the Dior subsidiary of London. Named to the artistic direction of the parent company in October 1960, he weaves his first collection and the slim look, inspired by the ingenuous and especially his daughter Marie-Anne and the younger sister of Dior. The slim look, which quotes the roaring twenties, is greeted with enthusiasm, especially by Elisabeth Taylor who chooses twelve dresses. This youthful style evokes the atmosphere of Swinging London, whose fashion designer has witnessed in London. Marc Bohan gives a very couture interpretation of the miniskirt, which mixes pop, folk and psychedelic influences. In the early 1980s, he developed a masculine-feminine style in structured suits with paddings, marked sizes and narrow skirts.
Marc Bohan seeks balance, harmony of proportions preferring a palette of sober tone in black, gray, and white. After having dressed Princess Grace of Monaco, Bohan is the favorite couturier of her daughter Caroline. Throughout the collections he designed for Dior for twenty-nine years, Bohan set out to place feminine seduction in the spirit of the times, without excess, with a science of the cut that lets fabrics and colors speak harmoniously. 

7/ Gianfranco ferré

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🇫🇷 L’arrivée de Gianfranco Ferré chez Dior en 1989 surprend certains journalistes qui n’imaginent pas un Italien nommé directeur de la création d’une maison symbole de la couture française. D’autres se félicitent de l’entrée de la stravaganza italienne avenue Montaigne. Ferré, qui voit en Dior « le Watteau des couturiers », s’inscrit dans un moment charnière de l’histoire de la haute couture. Au cours des années 1970, celle-ci avait été peu à peu reléguée dans l’ombre par l’essor des créateurs du prêt-à-porter. Elle revient en pleine lumière au moment où Ferré commence chez Dior. Avec sa vision Postmoderne de la mode, il est l’un des artisans majeurs de ce renouveau. Issu de la bourgeoisie conservatrice milanaise, il incarne le savoir-vivre à l’Italienne hérité d’un père industriel et d’une mère très élégante. Architecte de formation, Ferré partage avec Dior le sens du vêtement bien construit. A sa manière, Ferré se place dans une filiation avec le Dior baroque qui, comme lui, « a créé de grands effets avec des formes simples ». La critique de mode Suzy Menkes relève sa capacité à créer « toujours quelque chose de transparent, fluide, de façon à ce que, quand une femme marche, elle laisse un signe derrière elle ».

🇺🇸 The arrival of Gianfranco Ferré at Dior in 1989 surprises certain journalists who do not imagine an Italian appointed director of the creation of a symbolic French couture house. Others welcome the entry of the Italian stravaganza Avenue Montaigne. Ferré, who sees in Dior « Watteau couturiers », is part of a pivotal moment in the history of haute couture. During the 1970s, it was gradually relegated to the shadows by the rise of ready-to-wear designers. It comes back in full light as Ferré starts at Dior. With his Postmodern vision of fashion, he is one of the major artisans of this renewal. Coming from the Milanese conservative bourgeoisie, he embodies Italian savoir vivre inherited from an industrial father and a very elegant mother. Training architect, Ferré shares with Dior the sense of well-built clothing. In his own way, Ferré places himself in filiation with the Baroque Dior who, like him, « has created great effects with simple forms ». Fashion critic Suzy Menkes notes her ability to create « always something transparent, fluid, so that when a woman walks she leaves a sign behind her ».

 

8/ John Galliano

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🇫🇷 En 1996, l’arrivée de l’enfant terrible de la mode britannique à la tête de la maison Dior fait l’effet d’une bombe. Nombreux sont les journalistes qui considèrent John Galliano comme un créateur punk excentrique. Mais ce natif de Gibraltar surprend tout le monde en fusionnant son imaginaire onirique avec un respect pour la tradition de la haute couture. Son approche créative en mix and match se révèle dans le croisement de sources d’inspiration éloignées dans le temps et l’espace. Les égéries de Christian Dior – Alla, Victoire ou Mitzah Bricard – dialoguent avec la marquise Casati, Madame Butterfly, l’impératrice Sissi, des princesses tibétaines, Botticelli, Pocahontas… En point d’orgue du storytelling des collections, les défilés plongent les spectateurs dans des mises en scène époustouflantes. Le créateur célèbre dès sa sortie de la Saint Martin’s School of Art en 1984, devient chez Dior une véritable rock star dont les saluts au final de chaque défilé sont attendus comme l’apogée de ses performances.
En 2011, John Galliano quitte la maison Dior en ayant porté à son comble la haute couture que Christian Dior qualifiait de « refuge du merveilleux ».

🇺🇸 In 1996, the arrival of the enfant terrible of the British fashion at the head of the house Dior has the effect of a bomb. Many journalists consider John Galliano an eccentric punk creator. But this native of Gibraltar surprises everyone by merging his dreamlike imagination with a respect for the tradition of haute couture. His creative mix and match approach is revealed in the cross-fertilization of distant sources of inspiration in time and space. The muses of Christian Dior – Alla, Victoire or Mitzah Bricard – dialogue with the Marquise Casati, Madame Butterfly, Empress Sissi, Tibetan princesses, Botticelli, Pocahontas … At the end of the storytelling of the collections, the parades dive the spectators in staggering stagings. The creator celebrates its release from the San Martin’s School of Art in 1984, becomes a true rock star at Dior whose greetings at the end of each parade are expected as the peak of his performances.
In 2011, John Galliano left the Dior house having brought to its peak the haute couture that Christian Dior called « refuge of the marvelous ».

 

9/ Raf Simons

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🇫🇷 En juillet 2012, le premier défilé de Raf Simons pour Dior crée la surprise par son thème floral déployé dans le cadre d’un hôtel particulier entièrement tapissé de fleurs fraîches. Ce créateur belge, issu de la prestigieuse Académie royale des Beaux-Arts d’Anvers était précédé d’une réputation de maîtres de minimalisme. Simons se révèle pourtant être un interprète talentueux du romantisme cher à Christian Dior. Au fil des collections, la femme-fleur et les courbes à la Dior se métamorphosent en silhouette architecturées suggérant un corps libre. Le tailleur Bar s’actualise en version pantalon, imposant la tendance du retour du masculin-féminin.

🇺🇸 In July 2012, the first Raf Simons show for Dior surprised us with its floral theme deployed as part of a mansion completely lined with fresh flowers. This Belgian designer, from the prestigious Royal Academy of Fine Arts in Antwerp, was preceded by a reputation as masters of minimalism. Simons is nevertheless a talented interpreter of romanticism dear to Christian Dior. Throughout the collections, the flower-woman and the curves at the Dior are transformed into architectural silhouettes suggesting a free body. The tailor Bar is updated in pants version, imposing the trend of the return of the masculine-feminine.

10/ Maria Grazia Chiuri

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🇫🇷 Première femme nommée à la direction artistique de la Maison, en 2016, Maria Grazia Chiuri souhaite que « la nouvelle femme Dior soit désirable, fragile mais sure d’elle, avec une vraie force intérieure ». Pour sa première collection de haute couture, au lieu de ne pas rendre hommage qu’au fondateur de la Maison, la créatrice italienne surprend en revisitant tous les moments forts de son histoire. Je voulais cette idée première de Dior, qui veut que la couture soit portable. Il est important pour moi de concevoir le rêve, tout en restant réaliste. Sa première collection de haute couture, véritable comte de fée moderne présenté dans un jardin enchanté et labyrinthique, évoque le passage des saison et la métaphore femme-fleur.

🇺🇸 First woman appointed to the artistic direction of the House, in 2016, Maria Grazia Chiuri wishes that « the new woman Dior is desirable, fragile but sure of her, with a real inner strength ». For her first collection of haute couture, instead of not paying tribute to the founder of the House, the Italian designer surprises by revisiting all the highlights of its history. I wanted this first idea of Dior, who wants the sewing to be portable. It is important for me to conceive the dream, while remaining realistic. Her first haute couture collection, a veritable modern fairy tale presented in an enchanted and labyrinthine garden, evokes the passage of the seasons and the woman-flower metaphor.

11/ Les Ateliers de 1947 à 2017

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🇫🇷 « Le vrai luxe exige le vrai matériau et le vrai travail artisanal. Il n’y a de sens que si ses racines s’enfoncent profondément dans un tuf baigné de traditions » (Christian Dior). Les ateliers sont depuis toujours la pierre angulaire de la maison Christian Dior. Dans ses lieux, les ouvrières confectionnent les robes, consacrant parfois plus de mille heures de travail pour les modèles les plus complexes. Les ateliers traduisent les idées du couturiers en associant les techniques traditionnelles et innovantes. Dior avait pour habitude de s’isoler dans sa propriété de Milly-la-Forêt pour dessiner ses modèles. De retour à Paris, il confiait ses petits gravures à Marguerite carré, la directrice technique, qui les répartissait entre les chefs des ateliers Flou et Tailleur (le Flou traite davantage des robes, le Tailleurs s’occupe plutôt des tailleurs et manteaux). Deux autres collaboratrices complétaient  l’état major du couturier, Raymonde Zehnacker, directrice du studio, et Mitsah Bricard, l’élégante muse, « modèle achevé du style cosmopolite », qui donnais un avis impérieux sur tout et présidait à la confection des chapeaux.
A partir des croquis, les toiles, les ébauches de robes, sont réalisés par les ateliers. En présentant à Christian Dior, Madame Marguerite lui demandait : « vous ai-je bien exprimé ? » Étaient alors retenues les toiles qui méritaient de « faire modèle », puis les tissus attribués, les broderies placées, et le choix des accessoires se précisait au cours des nombreux essayages. Ce rituel est demeuré presque inchangé depuis 1947.

🇺🇸 « True luxury requires real material and craftsmanship, and it only makes sense if one’s roots sink deep into a tradition-laden city » (Christian Dior). Workshops have always been the cornerstone of Christian Dior. In her places, the workers make dresses, sometimes devoting more than a thousand hours of work to the most complex models. The workshops reflect the ideas of the couturiers by combining traditional and innovative techniques. Dior used to isolate himself in his property in Milly-la-Forêt to draw his models. Back in Paris, he entrusted his little engravings to Marguerite carré, the technical director, who distributed them among the heads of the Flou and Tailleur workshops (the Blur treats more of the dresses, the Tailor rather deals with tailors and coats). Two other collaborators completed the dressmaker’s staff, Raymonde Zehnacker, director of the studio, and Mitsah Bricard, the elegant muse, « model completed the cosmopolitan style », who gave a compelling view on everything and presided over the making of hats.
From the sketches, the canvases, the drafts of dresses, are made by the workshops. Presenting to Christian Dior, Madame Marguerite asked him: « Did I express you well? » Then were the paintings that deserved to « model », then the allocated fabrics, embroidery placed, and the choice of accessories was specified during the many fittings. This ritual has remained almost unchanged since 1947.

12/ L’allure Dior

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🇫🇷 « une Robe telle que je la conçois est une architecture éphémère destinée à exalter les proportions du corps féminin » (Christian Dior). Il bâtit ses robes en partant de l’observation de la nature du corps féminin afin d’idéaliser les proportions. Chaque modèle est conçu en pensant à sa structure qu’à l’effet qu’il produira une fois le mouvement sur le corps. Dior chercher à créer au-delà du vêtement la force d’une attitude. Il se distingue des autres couturiers par une prise de position visionnaire, inscrivant l’innovation de chaque saison dans la construction même de ses créations. Les titres de ce qu’il appelle ses « lignes » reflètent la silhouette dominante de chaque défilé. Baptisés successivement en 8, Corolle, Envol, Zig-Zag, Ailée, verticale, Oblique, Sinueuse, Tulipe, Muguet, H, A, Y ou flèche, ces lignes sont précisément décrite dans les dossiers de presse, offrant ainsi aux journalistes un commentaire sur la nouveauté du moment. Les modèles présentés (une partie), de manière chronologique racontent comment, de 1947 à nos jours, le couturier et ses successeurs ont travaillés en véritables architectes du vêtement.

🇺🇸 « A dress as I conceive it is an ephemeral architecture intended to exalt the proportions of the female body » (Christian Dior). He builds his dresses from the observation of the nature of the female body to idealize the proportions. Each model is designed thinking of its structure only to the effect that it will produce once the movement on the body. Dior seeks to create beyond the garment the strength of an attitude. He distinguishes himself from other couturiers by taking a visionary position, inscribing the innovation of each season in the very construction of his creations. The titles of what he calls his « lines » reflect the dominant silhouette of each parade. Baptized successively in 8, Corolle, Envol, Zig-Zag, Ailee, vertical, Oblique, Sinuous, Tulip, Lily of the Valley, H, A, Y or arrow, these lines are precisely described in the press kits, thus offering the journalists a comment on the novelty of the moment. The models presented (a part), chronologically tell how, from 1947 to the present day, the designer and his successors worked as true architects of the garment.

 

13/ Versailles et J’adore

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🇫🇷 « ce génie léger propre à notre temps et dont le nom magique comporte Dieu et Or » (Jean Cocteau). Dior rime avec or, comme l’écrivait Jean Cocteau, fidèle ami et complice du Christian Dior. L’or est aussi le symbole du luxe et du style décoratif à la française qui règne notamment au château de Versailles. Le couturier qualifiait d’ailleurs les broderies or qui ornaient ses robes de « broderies de Versailles ».

🇺🇸 « this light genius proper to our time and whose magic name includes God and Gold » (Jean Cocteau). Dior rhymes with gold, as Jean Cocteau, faithful friend and accomplice of Christian Dior, wrote. Gold is also the symbol of luxury and French decorative style that reigns especially at the Palace of Versailles. The designer also described the gold embroidery that adorned his dresses « embroidery of Versailles ».

 

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